Inné – Acquis – Entreprise

Déc 02, 2015 by thierry Category: Leadership 0 comments

Inné et acquis dans l’apprentissage

Comment favoriser l’apprentissage chez vos collaborateurs ? Quelle est la part d’inné et d’acquis qui permettra de développer cet apprentissage ? C’est la réflexion que je vous propose aujourd’hui.

Comportements innés et acquis chez le cheval

N’importe quel comportement a pour origine la mobilisation d’un ensemble de cellules nerveuses bien définies. Si ce réseau nerveux est génétiquement programmé il donnera les comportements innés qui forment la mémoire de l’espèce.

Cette mémoire est donc l’ensemble des expériences ayant permis à l’espèce de survivre, et ce de façon assez stable pour ne pas devoir les réapprendre de génération en génération. Ces expériences sont accumulées et forment cette mémoire que chaque individu d’une espèce possède.

Les comportements innés se déroulent donc sans aucun apprentissage par opposition aux comportements demandant un apprentissage qui seront appelés les comportements acquis.

Un cadre d’apprentissage

Certains programmes de cette mémoire de l’espèce ne permettent pas un comportement en tant que tel, mais servent plutôt de cadre de référence pour l’expression d’autres comportements.

C’est dans ce cadre précis dit de référence que le cheval pourra modifier son comportement en fonction de son environnement.

Ces programmes sont dits ouverts, car leur rôle est de limiter ce qu’il sera possible d’apprendre comme comportements adaptatifs (acquis).

Par exemple, le cheval ne saura jamais monter aux arbres, car il n’a pas de programme lui permettant de le faire. Ce n’est pas dans la mémoire de son espèce et donc pas dans son cadre de référence non plus.

Donc l’acquis (l’apprentissage) viendra toujours se greffer sur l’inné (programme génétiquement programmé ouvert) dans un cadre de référence propre à l’espèce.

L’apprentissage chez l’homme

Observons un enfant dans son apprentissage de la marche.

  • Par l’exemple de ses parents et des adultes de son entourage, l’enfant a envie de découvrir et d’apprendre la marche.
  • Avec l’encouragement de ses parents, il progresse plus vite.
  • Il apprend aussi par l’erreur, c’est en tombant qu’il apprend aussi à marcher !
  • Il a besoin d’étapes et de temps : il apprend d’abord à se tenir assis, puis debout, avant de se lancer dans la marche chaotique qui devient de plus en plus fluide.
  • À chaque apprentissage il y a un prix à payer : pour l’enfant, une peur provoquée par une chute, pour les parents du temps, de la patience, de l’énergie…
  • La confiance de ses parents le confirme dans ses choix.

Pistes de réflexion pour votre entreprise

Répertoriez tous les comportements (au sens large) innés chez l’enfant qui favorisent l’apprentissage de la marche.

Ces éléments (innés) sont-ils encore présents et nécessaires chez l’adulte pour apprendre un nouveau comportement (acquis) ?

Vos managers utilisent-ils ces ressources performantes ?

Qu’est-ce que l’entreprise met en place pour développer l’apprentissage, l’autonomie ? Y a-t-il au contraire des freins qui les empêchent ?

Pour l’apprentissage faut-il des managers ou des leaders ? Quelle est la différence entre un manager et un leader ?

Bonne réflexion ! N’hésitez pas à m’envoyer vos commentaires.

Thierry Verwaerde

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