Etes-vous le Leader que vos collaborateurs attendent ?

Fév 03, 2016 by thierry Category: Leadership 0 comments

Un travail qui a du sens

Donner du sens au travail de ses collaborateurs est un des rôles clés du manager au travers de son leadership, comme nous l’avons vu dans la newsletter précédente.

N’hésitez pas à la relire.

Voyons directement les différents sens que le manager peut donner à ses collaborateurs, au travers de la fable bien connue du tailleur de pierre.

Il y a bien longtemps, un chevalier vit trois tailleurs de pierre à l’œuvre. Tous trois faisaient exactement la même chose : ciseau, maillet, pierre…
Le chevalier demanda à chacun : « Que fais-tu ? »
Il obtint trois sens bien différents.

  • Du premier : « Je gagne ma vie. »
  • Du deuxième : « J’aime faire mon métier. »
  • Du dernier : « Moi, chevalier, je construis une cathédrale. »

Analysons plus en détail les trois sens.

Le salaire
Le sens par le salaire, c’est travailler pour gagner de l’argent afin de pouvoir mener une vie agréable et épanouissante en dehors du travail. La vraie vie est alors à l’extérieur de l’entreprise et celle-ci n’est plus qu’un « mal nécessaire », une corvée utile, un pourvoyeur de moyens financiers.

Dans cette optique, les collaborateurs ne sont pas « attachés » à l’entreprise et ne ressentent, envers elle, aucune solidarité : ils ne participent ni de sa cohérence ni de sa cohésion… et la seule philosophie du travail qui est alors possible revient à revendiquer de gagner le plus d’argent possible en faisant le moins possible.

Pour déployer ce sens, les managers ne sont pas dépourvus d’idées performantes. Pensez aux politiques de contrôle, aux conséquences de la surcharge de travail, aux informations Top-Down et Down-Top, aux orientations stratégiques à 5-10 ans, au brainstorming…

Le plaisir
La deuxième manière de donner du sens à son travail est d’y prendre du plaisir, d’aimer ce que l’on fait, d’être fier de son ouvrage et des savoir-faire qui l’alimentent, d’avoir la passion du métier.
Et tous les métiers peuvent être concernés, même si le collaborateur est cantonné à des tâches répétitives, fastidieuses et faciles, sans grande valeur ajoutée.
Le leader doit impérativement s’atteler à définir de la valeur ajoutée à toutes ces tâches et à les valoriser – au sens de « donner de la valeur », donc de l’importance, donc du sens.

Pour développer ce deuxième sens, les managers ne sont pas démunis ! Ils doivent simplement oser :

  • Croire en leurs collaborateurs et croire que l’on peut leur faire confiance dans la prise d’initiative, même si elles sont limitées au début. Car ils doivent d’abord digérer toutes les déceptions accumulées quand l’entreprise était dans le sens « salaire ».
  • Libérer la parole chez les collaborateurs, ce qui va ensuite libérer leurs actions. C’est-à-dire oser entendre toutes leurs questions, toutes leurs inquiétudes, toutes les demandes de clarifications et leur donner une réponse. Ils sont capables d’entendre la vérité.
  • S’adapter au monde qui bouge.
  • Partager toutes les informations pour qu’ils comprennent les enjeux.

Cette démarche s’inscrit évidemment dans le temps et dans la durée.
C’est la politique des petits pas, c’est oser perdre du temps pour en gagner après.

Un projet « cathédrale »
La troisième et dernière manière de donner du sens au travail passe par la définition d’un ambitieux et enthousiasmant projet d’entreprise : une « cathédrale » à construire, à laquelle chacun, dans sa mission, à sa place, peut s’identifier avec joie et fierté.
C’est dans un projet « cathédrale » que tous les acteurs (les actionnaires, la direction, les collaborateurs, les clients, les fournisseurs, l’environnement, la société) vont trouver leur place avec un maximum de retours positifs.
C’est ici, probablement, la tâche la plus ardue du leader.
Il ne faut jamais perdre de vue que c’est la passion, bien plus que la raison, qui donne du sens à ce que l’on fait.

Pour déployer ce troisième sens, les managers ne manquent pas de ressources ! Ils doivent simplement continuer et renforcer les actions décrites dans le point précédent.
Car avec le temps, la confiance, le respect se déploieront plus intensément pour atteindre la « cathédrale ».
Aucun manager ne déploiera une « cathédrale » sans un point 2 abouti.

Ainsi, l’entreprise performante qui survivra demain sera une entreprise travaillée par un projet qui la dépasse, un projet fort, un projet-passion.
Le profit en sera seulement une des conséquences.

Car n’oubliez jamais que la majorité des collaborateurs veulent bien faire leur boulot, qu’ils veulent s’impliquer et s’investir dans leur entreprise mais à une condition : ils exigent que leurs leaders leur fassent confiance et leur proposent un projet ambitieux.

Êtes-vous prêt à relever ce défi et devenir ce leader que vos collaborateurs attendent pour rendre tous ensemble votre entreprise pérenne ?

Bonne réflexion et à très bientôt.

Thierry Verwaerde

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